Présentation et finalité de la "Recherche Utilitaire"

 

La DISCIPLINE

Introduction.
P
résentation de la Recherche Utilitaire dite "RU"

Principes de la "Recherche Utilitaire"
 

Les ODEURS

La trace
Evolution de la trace
Les modifications structurelles de l'odeur
Les déplacements mécaniques des molécules odorantes

 

Le VENT et les ODEURS

L'odeur versus fumée
L'incidence du vent

L'absence de vent
Le vent léger
Le vent fort
Le vent dans les bois
Le vent et les zones humides
Le vent et les zones dégagées
Le vent intermittent et turbulent.

Le CHIEN

Les facultés olfactives du chien.
La lecture d'une trace au sol.
La lecture d'une trace aérienne.

La recherche du chien
.
L'apprentissage du chien.
Quels sont les chiens qui peuvent faire de la recherche ?

Le "CONDUCTEUR"

Les entraînements.
Les exercices.
Comportements du "conducteur".

La PRATIQUE

Les difficultés de la discipline.
Les avantages de la discipline.
Les stages de RU
Matériels.
Conclusion.

La TRACE au SOL


L'aire de départ.

CONCLUSION

Conclusion.

 

 

SOURCES & BIBLIOGRAPHIE
 

STATISTIQUES

Statistiques sur les résultats d'épreuves de Recherche Utilitaire depuis 2010.
 



Les Mises à jour de cette présentation

En préparation....

-- Concevoir une piste de recherche.
-- Les difficultés rencontrées.
-- Les pièges à éviter.
-- L'arrivée d'une piste.
-- Poser une trace en laissant le maximum de résiduels de son odeur sur la piste.
-- Poser les objets pour favoriser la  progression du chien.
-- La texture des objets et leur qualité conservatrice d'odeur.
-- Le vent et son incidence quant à la pose des objets.
-- Le vent et son incidence quant au déplacement du traceur.
 

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LA DISCIPLINE


Introduction :

Basée sur le principe de la recherche opérationnelle de personne disparue, l’activité canine "Recherche Utilitaire", associée à l'idée flatteuse "humanitaire", attire de plus en plus de personnes en quête de pratiquer une activité originale de plein air avec son chien. De façon intrinsèque cette pratique pourrait paraitre relativement simple puisque de fait la première image qu’il en est donnée est : "qu’il  suffirait de suivre son chien".

La réalité est bien plus complexe. Passé les premiers essais, souvent prometteurs, sur un bout de chemin ou de terrain, le futur "conducteur" de chien de recherche va très vite se trouver confronté à un réalisme en inadéquation avec l'idée première qu'il pouvait se faire de cette discipline.

S'il est relativement facile pour un chien de suivre une odeur au sol et/ou dans l'environnement, il va être bien plus compliqué pour son "conducteur" de lui faire totalement confiance et de fait être mené par le bout du nez de son chien. Le tandem sera d'autant plus efficace qu'il y aura osmose entre la puissance olfactive du chien et la transparence réfléchie du conducteur.

Pour arriver à ce résultat, le futur "conducteur" va devoir adopter certains comportements comme :
· 
accepter la désobéissance positive de son chien.
· faire abstraction à ses propres raisonnements anthropomorphiques.
·
acquérir, adopter et appliquer de nouveaux réflexes de "conduite".
·
apprendre à lire son chien par une analyse rapide de ses différents comportements pour, si nécessaire, interagir positivement.
·
appréhender en permanence l'environnement : support indissociable d'un parcours de recherche.

Il lui sera également nécessaire d'ajouter à tout cela, la patience, la constance, l’abnégation, l’humilité et bien d’autres choses….

Objectif documentaire :

A la lecture de la présentation de cette activité cynophile, certains lecteurs peuvent discerner un désagréable hiatus entre la présentation des bases théoriques structurées et l’aspect "recette de cuisine" qui préside souvent à la pratique de cette discipline. Le présent texte n’a aucune prétention, il se veut juste une vulgarisation de données techniques qui brossent le décor dans lequel évolue le chien en recherche.  Si toutefois, par souci de clarté, certains paragraphes peuvent apparaitre caricaturaux ou incomplets, la bibliographie permettra aux lecteurs intéressés de compléter utilement ce rapide tour d'horizon.
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Présentation de la "Recherche Utilitaire" dite RU :

La recherche de personnes disparues dite "Recherche Utilitaire" s'inscrit dans le cadre des activités cynophiles d'utilisation auprès de la Société Centrale Canine.

Cette activité est placée sous l'autorité de la CUN-CBG. Un groupe de travail dit "GTRU" en assure sa mise en application et son contrôle en regard d'un règlement spécifique. (Règlement des épreuves de Recherche Utilitaire).

La pratique de cette activité est ouverte à tous les chiens LOF et non LOF en possession d'une licence d'utilisation en cours de validité, rattachée soit à un club canin accrédité, soit à une régionale canine. Le "conducteur" autorisé à conduire le chien doit en être le propriétaire ou posséder une licence dite "licence conducteur". Le chien doit également posséder le CSAU (certificat de sociabilité et d'aptitude à l'utilisation).

 Des épreuves de Recherche Utilitaire sont régulièrement organisées sur le territoire français par des clubs canins d'utilisation. Elles se déroulent généralement durant un WE et proposent des niveaux allant du brevet au niveau 3.
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Principes de la "Recherche Utilitaire" :

Le principe est simple. Une personne s'égare volontairement sur une certaine distance (entre 750m et 2000m) dans des zones aussi bien rurales qu'urbaines. Après un certain délai un chien grâce à son flair devra, en suivant approximativement le même cheminement, la retrouver et l'identifier.

Au cours de son errance cette personne qui trace de fait une piste que devra suivre le chien, doit:

·
laisser échapper des objets de différentes natures.
·
longer une ou des routes à faible circulation,
· emprunter: chemins, sentiers, layons et/ou traverser des prés, pâtures, hameaux, villages et/ou tout espace de lieux vivants.
·
franchir des obstacles et difficultés comme: carrefours, espace boisés, buissons, fossés, passer des clôtures, passerelles, etc.
·
progresser sur différents sols : herbe, champ labouré, chemin de terre, pierreux, goudron, ciment.
·
enfin une fois au bout de son tracé, se dissimuler plus ou moins, pour permettre au chien de la découvrir.

Le but de cette activité étant de favoriser au mieux la progression du chien dans son niveau, les difficultés énumérées ci-dessus seront plus ou moins cumulatives et, tout en offrant au chien la possibilité de prendre les décisions, une piste ne devra pas présenter pour lui des obstacles insurmontables.


Calypso, Epagneul Breton, conduite par Céline
découverte d'un objet.

Une fois cette trace dite "posée" et après un certain délai qui va de 1h30 à 4h00, un postulant se présente avec son chien sur le lieu proche du départ de la piste (dite zone de départ).  Après les présentations classiques auprès du juge, il lui est présenté une personne "témoin de sa disparition" qui devra répondre à quelques questions comme :

·
donner le signalement de la personne disparue.
·
expliquer les circonstances de sa disparition.
·
délimiter sur le terrain une zone dans laquelle a été aperçue la personne à retrouver.


Un bouvier des Flandres, conduit par Dominique Sicre
enquête de départ d'une piste.

Après cette enquête, le chien est mis en présence d'un référent (objet porté par la personne au cours de sa trace). Il va avoir comme mission de retrouver la personne "disparue" tout en découvrant un certain nombre d'objets sur la piste.  Il dispose d'un délai variable en fonction de son niveau (de 30 minutes à 1 heure 30).

Un juge de la SCC accompagné d'un commissaire qui connait le tracé de la piste et l'emplacement des objets suivent le chien à distance. Le juge assure la régularité du déroulement de l'épreuve et, en fonction des résultats, accorde une mention ou pas sur le carnet de travail du chien.
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LES ODEURS


La trace :

Une trace est une suite de molécules odorantes qui, à partir d'une source, ont émané et se sont déposées tout au long d'un parcours. Le chien pour progresser vers "sa récompense" doit repérer au sol et/ou dans l'environnement immédiat les résiduels odorants en rapport à sa motivation première. C'est en suivant la linéarité chronologique des odeurs liées au référent, que le chien avance vers son but.

Evolution d'une trace :

 Un des critères pour qu'une molécule soit odorante réside dans sa volatilité. C'est cette légèreté qui lui permet de s'intégrer à la masse d'air environnante.  Cette masse d'air subit des mouvements liés aux vents et/ou aux conditions climatiques. L'association de ces deux facteurs (légèreté et mouvement) explique le déplacement des odeurs.

Les molécules une fois libérées dans un milieu extérieur, ne vont pas rester statiques mais vont se déplacer à la manière d'un fluide. Elles vont subir les contraintes physiques et chimiques de leur environnement immédiat dans lequel elles évoluent : se déplacer, se disperser, se fixer sur des supports, s'accumuler dans des réceptacles, se diluer au contact d'autres éléments, être transportées, etc.

Ces divers mouvements migratoires vont amener avec le temps leur dissolution et donc par abaissement du seuil de perceptibilité, leur disparition olfactive. (loi de Fick). C'est la quantité de molécules odorantes (concentration molaire) qui permet à n'importe quel récepteur olfactif de réagir à une odeur. Plus cette concentration sera élevée, plus l'odeur sera décelable. (Daniel Cabrol-Bass et Uwe Meierhenriche  ASI Nice-Sophia Antipoli CNRS, UMR 6001).

Une trace n'est en rien un spectre odorant homogène tout au long d'une piste, mais une suite fragmentée de résiduels d'une odeur présentant plus ou moins de concentration que le chien va s'évertuer à détecter de façon chronologique pour progresser.
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Les modifications structurelles de l'odeur :

Si dans un espace hermétiquement clos, une odeur peut se conserver plusieurs années (Uwe. J. Meierhenrich chargé de recherche au CNRS - UMR 6001 Antipolis) le seuil de détection d'une molécule odorante laissée à l'air libre va plus ou moins lentement disparaitre en fonction des éléments extérieurs dans lesquels elle se trouve.

exemples :

·
le froid par concentration va ralentir sa diffusion alors que la chaleur va favoriser sa dispersion par évaporation et donc va amener sa disparition à plus ou moins long terme.
·
un environnement humide stable comme des gouttes d'eau, une flaque d'eau, un sol détrempé, un bassin, une mare ou un étang, présente des qualités pour accrocher et retenir la molécule qui s'y dépose. Au contact de l'élément liquide l'odeur se dilue en surface comme une tâche d'huile agrandissant ainsi le spectre odorant.


crédit photo: B. Monginoux.

· le temps établit une chronologie qui va du plus froid au plus chaud et donne un sens à une trace. Toutefois plus l'environnement sera ouvert, plus le temps va contribuer à la destruction partielle à totale de la molécule odorante.
·
une molécule odorante ne se modifie pas au contact d'autres molécules odorantes. C'est leur nombre qui va contribuer à la rendre plus ou moins perceptible. Par l'apprentissage les chiens de recherche de stupéfiants ou d'explosifs savent très bien par discrimination repérer une molécule recherchée au milieu de molécules dites "occultantes".
·
enfin comme le cite Yves de Meulière dans sa thèse de l’École vétérinaire de Maisons-Alfort sur les Équipes Cynotechniques Sapeurs-Pompiers de France (Ecole Nationale vétérinaire d'Alfort - année 2008)

«Un autre élément vient encore compliquer cette structure odorante pluraliste de la piste. En effet, la composition en odeurs du tracé varie en fonction du temps. Ainsi, durant la première demi-heure après le tracé, l’image olfactive de la piste se compose principalement d’essences végétales assez éphémères et d'odeurs humaines. Par la suite, les effluves humaines s'intensifient peu à peu pour devenir majoritaires entre la première et la deuxième heure. Elles diminuent ensuite progressivement, alors que commence le dégagement des odeurs de putréfaction des débris végétaux et animaux. En fin de compte, l'odeur végétale devient prédominante vers la quatrième heure et le reste pendant près de vingt heures, bien qu'elle s'atténue petit à petit. Cette variabilité a une importance considérable dans le travail du quêteur».

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Les déplacements mécaniques des molécules odorantes :

Comme tout fluide en mouvement une odeur va subir des contraintes physiques.

exemples:

· L'odeur se disperse à partir du corps humain sous forme de molécules odorantes natives. Dans cet état la molécule odorante qui est un corps stable et homogène aura tendance, en raison de son propre poids, à se déposer et/ou "s'accumuler" dans des fonds. Il est dit qu'elle gravite.


crédit photo: Denis Lapointe.

· En raison des conditions climatiques elle ne va pas rester stable et va passer par différentes séquences comme par exemple la concentration ou l'évapotranspiration. Il est dit qu'elle "se replie" ou "se déplie".
·
Plus le sol sera humide, plus l'odeur va s'y conserver et s'y concentrer.
·
Les périodes de grand gel ou de neige, conservent dans de bonnes conditions les odeurs au sol. Toutefois par le fait de sa concentration et donc de sa faible diffusion, le spectre odorant reste étroit.
·
En période de faible gel, les sols peuvent, en fonction de multiples facteurs allant de zones abritées à zones exposées au froid et/ou au réchauffement etc..., présenter plusieurs températures. Ces zones se présentent comme des mosaïques thermiques où par le fait des différents niveaux de concentration des molécules, la rétention des odeurs y sera hétérogène et rapidement évolutive. Ce contexte peut être perturbant pour le chien.
· Aux heures matinales peut se produite un "point de rosée". Au niveau du sol, la vapeur d'eau passe de l'état gazeux à l'état liquide. Pendant toute la durée de ce phénomène, l'air saturé d'eau fixe l'odeur résiduelle sur tout support proche du niveau du sol.
·
Par contre si le même support subit le phénomène d'évapotranspiration (comme par exemple un brusque réchauffement d'un sol avec l'apparition du soleil) la molécule aura tendance à monter en se diffusant avec comme point extrême sa disparition olfactive.

· Le déplacement des masses d'air, comme le vent, va contribuer au "transport" aérien des molécules odorantes. Au cours de ces mouvements il va contribuer à "nettoyer" ou "laver" certaines zones où se trouve cette odeur alors que d'autres zones en seront des réceptacles cumulatifs comme : trous, fossés, caniveaux, zones abritées du vent, etc... Si l'humain a bien souvent du mal à appréhender les déplacements des masses d'air et ses zones de concentration (Pierre Gauthier, chercheur, université du Québec à Montréal, spécialiste en olfactométrie au département des Sciences de l'atmosphère précise " ... il n'existe aucune constance dans le principe des déplacements des masses d'air...), les chiens savent très bien naviguer dans ces spectres olfactifs en utilisant le moindre résiduel d'odeur et ce qui peut paraitre une divagation est bien souvent une recherche.

· Les fonds de vallée, qu'ils soient secs ou humides, constituent de véritables pièges aux molécules par le simple fait que la configuration géomorphologique y crée, dans un espace clos, une surpression. Dans ces contextes particuliers, que l'on rencontre souvent aux heures matinales, l'absence de mouvement de l'air conjuguée à la pression atmosphérique y stockent les molécules  qui présentent une limite haute franche au delà de laquelle le chien a souvent du mal à s'extraire.

· Le support géologique a une prépondérance quant à la conservation d'une trace. Le sable qui est un support poreux aura tendance, par effet drainant, à faire disparaitre plus rapidement une odeur alors qu'un support à forte rétention d'eau comme l'argile, contribuera à une bonne fixation des odeurs. Comme la capacité de retenir des fluides dans un substrat dépend essentiellement de sa granulométrie, en règle générale leur écoulement est largement favorisé en présence de supports poreux tels que sable,  pouzzolane et/ou toute roche détritique. (Antoine Iskandar, Ecole Nationale des Ponts et Chaussées - capillarité des substratum). Il n'est pas rare de constater des résultats moins probants pour les chiens qui découvrent ces contextes géologiques. C'est une des raisons pour laquelle les chiens opérationnels de l'administration sont sectorisés.

· En dehors des chaines de montagne récentes le sous sol du territoire de la France comporte soit des roches sédimentaires soit des roches cristallines. Les géosols d'origines cristallines : les roches volcaniques comme la pouzzolane et les roches métamorphiques comme le granit, contiennent à plus ou moins fortes concentrations des éléments sulfureux.  Bushdid Caroline , Topin Jérémie et Golebiowski Jérôme : Institut de Chimie de Nice, CNRS UMR 7272, Université Côte d’Azur, France expliquent dans un rapport intitulé "Quant l'atmosphère sent le soufre" : "Une odeur est une sensation, un percept, tout comme une image ou un son. Elle est déclenchée par une composition ou un composé odorant. À l’instar des images ou des sons, certaines odeurs portent des valences positives, d’autres négatives (Bushdid et al, 2016)". Ce  qui laisse entendre qu'une odeur prégnante soufrée perçue par les cellules olfactives du chien pourrait être perçue comme une odeur aversive et activer ainsi un signal d'alerte. Il ne faut donc pas être surpris que des chiens qui évoluent sur ces sols puissent rencontrer quelques difficultés lorsqu'ils sont en présence de telles molécules.
·
Dans le cas particulier d'une eau courante, si le mouvement de l'eau a amené avec elle une grande partie des molécules odorantes qui se sont déposées sur sa surface, un important résiduel d'odeur pris par le courant va, au cours de son transport vers l'aval, rester accroché aux berges. Cette fixation d'odeur le long des berges est un véritable piège pour le chien par le fait qu'elle crée, dans le sens descendant, un chapelet d'odeur. De fait il se développe dans le sens du courant une trace artificielle, d'autant plus favorisée par le contexte "fond de vallée". Cela est aussi bien valable du simple ruissellement au sol qu'avec un ruisseau ou une rivière.
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· La pluie qui tombe ne fixe pas systématiquement les odeurs au sol. Par effet de choc une gouttelette de pluie éclate et devient aérosol. Elle contribue ainsi à projeter vers le haut la molécule odorante qui s'y trouve. Toutefois comme le précise l'équipe du MIT, plus la pluie sera légère, plus la répartition des odeurs sera forte.
exemple: l'odeur de la terre soulevée par une pluie sur un sol sec.

Une équipe de scientifiques du "MIT" (Massachusetts Institute of Technology) a filmé la chute de gouttes de pluie afin de comprendre l'origine du phénomène appelé "petrichor" (odeur particulière que prend la terre après la pluie). On peut y voir la goutte s'aplatir en touchant le sol avant de projeter des bulles microscopiques dans l'air.
Les chercheurs ont réalisé leur expérience sur différents types de sols et avec différentes vitesses de gouttes. Ils sont arrivés à la conclusion que la propagation d'odeurs est plus importante quand le sol est légèrement poreux et que l'intensité de la pluie reste modérée.

 


LE VENT ET LES ODEURS


Odeurs versus fumée :

Dans ce chapitre, l'image olfactive invisible à nos yeux, a été traitée comme de la fumée.

Denis Lapointe* dans son intéressant article  - Dispersion des odeurs, ce que 120h de fumée m'ont appris - cite :  Avant d’entreprendre quoi que ce soit, j’ai d’abord vérifié auprès d’une firme d’ingénieurs experts-conseils en olfactométrie (Consumaj & Onose) si le déplacement des odeurs dans l’air était comparable à celui de la fumée.... Denis Choinière, directeur de la division environnement, m’a confirmé que oui, "Bien qu’il s’agisse de molécules différentes, la simulation avec de la fumée reproduirait très bien la dispersion des molécules d’odeurs dans l’air".

L'incidence du vent :

Le chien a besoin de suivre une odeur de référence pour avancer. Il cherche et trouve cette odeur dans la masse d'air qui l'entoure, mais le  vent en donnant du mouvement à cette masse d'air déplace cette odeur. La progression du chien sur une recherche ne sera donc pas dans la linéarité du poseur, mais dans une suite successive de résiduels d'odeur que le vent aura plus ou moins déplacés, plus ou moins loin de l'axe de la trace initiale, entre les moments de la "pose de la trace" et de sa "lecture".

L'absence de vent :

Il est très rare qu’il n’y ait pas de vent. Il existe toujours, même de façon imperceptible, un léger déplacement d'air qui transporte les odeurs. Comme une fumée, l’odeur se déplace en s’agrandissant lentement et ce qui peut être considéré comme une absence de vent est bien souvent une condition "traîtresse" qui permet difficilement de localiser où les odeurs sont entrainées.
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Le vent léger : 

Un vent léger est un avantage notoire dans la mesure ou nous pouvons cerner facilement sa direction. Toutefois, si la zone présente beaucoup d'échappatoires, cela complique la recherche du chien par le fait que le faible déplacement de la masse favorise, la dissémination des odeurs sur une courte distance.

Le vent fort : 

Le vent fort n’est pas un inconvénient comme il serait facile de le penser. L’avantage du vent fort est qu’il établit une constance directionnelle tout en réduisant le cône des odeurs. Ce qui laisse à penser que même si l’odeur va se déplacer bien plus loin, elle va garder une forte concentration. Même éloignée mais fixée sur un support elle y sera moins diffuse et donc plus facilement décelable.
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crédit photo: Denis Lapointe.

Le vent dans les bois :

Par le fait qu’ils constituent naturellement des abris, le vent a bien moins d’amplitude dans les bois et les odeurs s’y retrouvent prisonnières. Il n'est pas rare de constater qu'un objet posé dans un bosquet transforme en entier ce dernier en gros objet et dans lequel le chien a du mal à trouver une direction précise.

Cette concentration d'odeur attire le chien, qui peut avoir du mal à s'en extraire.. Il apparait normal que plus le feuillu sera important, plus les odeurs y seront emprisonnées.


crédit photo: Denis Lapointe.

Le vent dans les zones humides :

Les zones humides constituent des réceptacles pour les odeurs transportées par le vent qui s'y déversent et s'y stabilisent en étalement gravitationnel. Les chasseurs appellent ces accumulations d'odeurs "zone de brûlage de chasse" où l'odeur humaine s'y installe et où pendant plusieurs heures (10/18 h) aucun gibier ne s'en approche.

Le vent dans les zones dégagées :

Ce n'est qu'au niveau du sol que va se fixer et se conserve l'image olfactive de la trace. Toutefois si le "lavage" y est important, le moindre obstacle en planimétrie présentera un "micro réservoir" de molécules.


Par l'effet du vent, le phénomène "venturi" qui forme, des accumulation de sable derrière des obstacles,
produit les mêmes accumulations de résiduels d'odeurs.

Il n'est pas rare de voir dans ces zones les chiens progresser en faisant du repérage de creux en creux. La linéarité de la trace échappe souvent à la recherche du chien au profit d'une progression qui s'appuie sur le sens des sillons, des ornières mais aussi des marges de chemin. Le chien au foulement y sera favorisé en restant au plus prés de la trace au sol, alors que le chien en quête pourra aller plus loin chercher des repères.

Le vent intermittent et turbulent :

Ce sont sûrement les conditions les plus complexes à appréhender par l'humain dans la mesure où, même si le déplacement de la masse se fait dans une direction donnée, en fonction des obstacles naturels, artificiels ou physiques le déplacement des odeurs va présenter des "zones de repos, de vide et/ou des zones de compression/dépression" qui vont favoriser soit des bulles d’accumulation, soit des bulles totalement vierges de toute odeur et entre lesquelles le chien va donner l'impression de divaguer.

La multiplication de ces "anomalies" va sérieusement compliquer la recherche du chien. Il est à noter que ces phénomènes se rencontrent avec toutes les sortes de puissance de vent.
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Le vent dans les zones urbanisées :

Au niveau de l’horizontalité du sol, un milieu urbain se caractérise comme étant un obstacle à la progression du vent. Cette rugosité constitue en son  intérieur une concentration et un blocage des particules où sont toutefois observés de nombreux flux turbulents. Dans le projet TRAPOS*, organisme d’étude sur la dispersion des particules en milieu urbain, Rémila Sadia* précise :

...l’agglomération se caractérise par une forte hétérogénéité des types de surfaces allant des matériaux utilisés à la hauteur des bâtiments. Si ce milieu urbanisé présente une forte accroche au vent en constituant un dôme urbain, la sous-couche y devient résidentielle et ce malgré les nombreux vortex qui se développe entre canopée urbaine et  niveau du sol....


crédit photo:
Piringer et al, 2002

Contrairement aux zones rurales où des constantes peuvent être définies en fonction du vent, les agglomérations présentent la particularité de contrarier les directions du vent. -- Selon Oke*(1978), un gradient de température entre la couche urbaine et la couche rurale suffisamment fort pourrait donner naissance à des brises soufflant de la campagne et convergeant vers le centre ville, de la même manière que sont générées les brises de mer.(citation Rémila Sadia*)--

Au cours d’une recherche  l’approche d’une périphérie d’agglomération sera donc plus délicate à négocier par le fait que cette convergence de particules vers un centre ville pourra influencer la recherche du chien.

En raison de la forte dissémination des molécules dans ce milieu, le chien pour suivre la trace, va utiliser la chronologie de cette dernière pour progresser vers son but final. Si une recherche en ville n’est pas plus difficile que dans une zone rurale (beaucoup de résiduels et pas ou très peu d'évapotranspiration), elle demande néanmoins au chien plus de concentration et peut donc rapidement devenir épuisante pour lui.


LE CHIEN


Les facultés olfactives du chien :  

Avec environ deux cents millions de cellules olfactives, (l'homme en possède environ 5 millions), il est facile de comprendre qu’un chien, dont la sensibilité olfactive peut être selon le type d'odeur considérée de 200 à 10 000 fois plus grande que celle de l'homme, (Marshall and Moulton, Chem Senses,1981 ; Krestel et al., Neurosci Biobehav Rev, 1984) puisse reconnaître sans difficulté un chiffon portant notre odeur au milieu d’un tas de chiffons.

C'est en associant l'atavisme du chien pour la recherche d'une proie et son extraordinaire sensibilité olfactive discriminante que l'on va former des "tandems chien/conducteur" capables de suivre une piste et retrouver une personne.
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La recherche du chien :

Le chien qui recherche fait appel à ses qualités olfactives pour conserver en mémoire "le code" de la molécule de l’odeur qu'il doit retrouver. Au départ le chien mémorise, sous forme d'un codage, une odeur  qui lui est présentée (le référent). Tout au long de la trace sur laquelle il progresse, il va devoir pour avancer faire l'association entre le code d'origine qu'il a mémorisé et le/les codes qu'il rencontre au fur et à mesure.

Exemple: le résiduel d'une trace qui passe d'un support herbeux à de la terre ne subit pas les mêmes conditions de conservation et donc son codage en est différent. Il ne sera donc pas rare d'observer des hésitations du chien sur les marges de ces changements de support. Ce n'est qu'au bout d'un moment, après un travail de reconnaissance et de prospection qui pourrait paraitre de l'hésitation, que le chien va, après avoir fait une nouvelle association entre son odeur référentielle mémorisée au départ et ce nouveau codage, reprendre de la puissance et continuer sa progression linéaire. De fait il se reprogramme…
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Ciska du Pré Historic. Berger Belge Malinois, conduite par Joëlle
zone de changement de support.

En fonction du contexte mais aussi de sa propre façon de travailler, certains chiens peuvent rechercher en restant au plus prés du spectre odorant initial alors que d'autres vont travailler jusqu'aux marges des odeurs. (parfois plusieurs centaines de mètres)

La méthode du chien est très basique. Soit il recherche au "foulement", travail du chien avec sa truffe au plus prés du sol où le chien y recherche l'association de sa référence de départ, soit en "quête", travail du chien avec la truffe au vent où il recherche la même chose mais dans les effluves aériennes.

La lecture de la trace au sol (foulement) :

Au foulement sa progression détective sera donc limitée aux résiduels qui restent "accrochés" dans l'environ immédiat d'un niveau proche du sol. Comme nous l'avons vu plus haut, la trace au sol est directement tributaire de son support et donc sujette à des changements aussi bien physiques que chimiques. Toutefois et même sur des sols à faible accroche, elle va bénéficier de points d’encrage logiques et précis qui seront facilement repérables pour le nez d'un chien. La lecture d'une trace par foulement reste donc un moyen de lecture précis pour un chien qui, par des comportements rationnels, rassurera le "conducteur" qui saura les analyser.

 Cette méthode permet au chien une progression linéaire plus ou moins continue en fonction des zones in-situ de l'odeur. Elle se fait toujours naturellement du plus froid au plus chaud et donne donc le sens de la piste. Sur ce dernier point, il est nécessaire de passer par un apprentissage spécifique pour apprendre à un chien à suivre une trace à contre sens.


Reine des Prés de l'Estaubé. Berger des Pyrénées, conduite par Guy
détection de résiduel de molécules.

La lecture de la trace aérienne (quête) :

En quête le chien va chercher dans l'air environnant les effluves que lui apporte la masse d'air en mouvement. C'est un moyen efficace qu'utilisent les chiens de chasse pour aller directement et avec l'aide du vent vers la source recherchée.

Par le fait qu'elle sera moins tributaire des supports immédiats, l’odeur aérienne subit moins de modifications chimiques et même dans les zones éloignées en distance et en temps, elle présentera un codage proche de l’odeur de référence présentée initialement au chien.

La réception par le chien de cette effluve aérienne peut le conduire à faire une progression sans tenir compte du tracé original au sol et donc sa progression vers cette source sera en contradiction avec l'essence même de l'activité "Recherche Utilitaire" qui fixe dans sa finalité : "Retrouver une personne au bout d'une piste en suivant sa trace et en repérant un certain nombre d'objets perdus".

Malgré cette dernière "règle", le repérage en quête offre des jalons facilement repérables et précis pour le nez du chien. Nathalie  Camp-Legrand rappelle que Georg Von Bekesy a fait des expériences dans ce sens où il est prouvé que le chien pouvait situer une source odorante avec une précision de moins de 10 degrés angulaires. Ce moyen précis de recherche est celui qui demande le moins d'effort au chien.
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Fétiche de Montribois. Berger Picard, conduit par Anne-Sophie
recherche en quête.

La différence entre les activités cynophiles "Pistage" et  "Recherche Utilitaire" réside donc dans ces deux modes de détection de trace par le chien. Toutefois si le pistage implique que le chien ne recherche systématiquement qu'au foulement, la recherche utilitaire demande une alternative associative entre ces deux méthodes. 

Il faut hélas ajouter que par essence même, le chien que ce soit en recherche ou pour aller sentir et parfois suivre des traces de séduction, comme par exemple les odeurs de sauvagine et/ou des odeurs d'autres chiens, utilise les mêmes méthodes. L'utilisation de la même méthode pour faire des choses différentes complique sérieusement la compréhension nécessaire à la bonne "conduite" du chien en recherche et il ne sera jamais évident de comprendre à quel moment le chien  "décroche" de son odeur de référence pour "accrocher" une odeur de plaisir. Ces différents comportements sont souvent déroutants pour le "conducteur" et ce n'est qu'une parfaite connaissance de la méthode de travail de son chien qui peut apporter la nécessaire harmonie et sérénité à un "tandem" efficace.

Il est intéressant de noter que le constat fait par Georg Von Bekesy au sujet de la précision (moins de 10°) quant à la détection directionnelle par le chien d'un gisement d'odeur est fort intéressant. Ces comportements directionnels, facilement identifiables chez le chien pourront donner au conducteur et même sans en connaitre l'origine, des indications précises de gisement de source d'odeur et lui permettre ainsi d'étoffer son analyse intrinsèque.
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Jazik du Pic d'Espade, conduite par Guy
en quête aérienne directionnelle.

L'apprentissage :

Comme pour toute  activité canine, il sera nécessaire d'associer la recherche à un jeu qui amène le chien à découvrir SA "récompense".

Par l'application d'un protocole, il est fondamental de faire comprendre au chien que, même si les lieux sont identiques ou semblables, entre l'activité "balade" et l'activité "recherche", les choses ne se passent pas tout à fait de la même façon. Si en balade c'est la liberté qui l'emporte, en recherche cette pseudo liberté doit être encadrée.

Au cours des premiers exercices et après le protocole de préparation qui sera toujours le même (excitation du chien à la présentation d'une poche contenant l'odeur du référent, mise en place du harnais, vue de la longe...) le chien va apprendre à associer l'odeur laissée dans l'environnement au cours du cheminement d'une personne qui "s'est égarée" avec l'odeur qu'elle aura laissée sur un vêtement personnel (le référent).


Guapa Sun de Leus Altier. Hovawart, conduite par Clémentine
mise en présence du référent.

A ce niveau d'apprentissage il sera nécessaire de lui faire comprendre que tout écart de son odeur de recherche lui est interdit. Toutefois cet interdit devra être associé à un signe de satisfaction lorsque le chien va faire un retour positif sur la piste. En fait le chien doit apprendre que ce n'est seulement qu'en suivant une odeur précise qu'il fait plaisir à son "conducteur". C'est du travail positif circonscrit sous forme d'une liberté encadrée.

Il va également apprendre à savoir repérer et montrer à son maître des objets que la personne "perdue" aura laissés sur sa trace. Ce point est important dans la mesure où la découverte de ces objets sera des jalons positifs, que ce soit dans la progression olfactive du chien que pour la confiance du "conducteur".


Caïd. Cairn Terrier, conduit par Suzanne
découverte d'un objet et récompense.

Ce n'est que lorsque les principes ci-dessus seront acquis que l'éducation en recherche pourra s'orienter sur la gestion de tout type de situations comme:  aborder de façon positive un/des changements de direction et de terrain, des pénétrations de buissons, longés de route, rencontres de personnes et/ou d'animaux, rester dans la motivation de recherche malgré la rencontre d'odeurs de faune et de flore plus intéressantes pour lui, savoir appréhender les bruits, les rencontres bizarres sur une piste, etc... Tout cela passera par le développement et l'entretien de la motivation à la recherche qui reste le moteur essentiel de la réussite.
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Quels sont les chiens qui peuvent faire de la recherche ?

Si la qualité première du chien est qu’il doit être parfaitement équilibré, il est courant de trouver dans un groupe d’entrainement des chiens de races diverses qui peuvent avoir des résultats similaires et à contrario des chiens de même race avec des comportements différents… Tout va se jouer dans le tandem indissociable "chien/conducteur" où tout est question de travail et de patience.


Berger Allemand
Eva & Jacques
(brevet en 2015)


Berger Allemand
Miss & Bernard
(brevet en 2017)


Berger Australien
Djune & Magali


Berger Australien
Drop  & Célia


Berger Australien
Dusty & Aurélie
(brevet en 2012)


Berger Australien
Hakuna & Solange
(brevet en 2014)


Berger Australien
Holly & Magali
(brevet en 2014)


Berger Australien
Punker & Jessica


Berger Blanc Suisse
Dune & Corinne

(brevet en 2011)


Berger Belge Malinois
Ciska & Joëlle

(brevet en 2011)


Berger Belge Tervuren
Ikar & Richard

 

Berger Belge Tervuren
Inox & Richard

(brevet en 2017)


Berger de Podhale
Vroum & Claude


Berger des Pyrénées
Argos & Guy

(brevet en 2014)


Berger des Pyrénées
Chamallow & Ghislaine


Berger des Pyrénées
Jazik & Guy

(brevet en 2016)


Berger des Pyrénées
Rustine & Guy

(brevet en 2008)


Berger des Pyrénées
Titus & Alice

(brevet en 2008)


Berger des Pyrénées
Vic & Alice

(brevet en 2014)


Berger Picard
Fétiche & Anne-Sophie

(brevet en 2015)


Berger Picard
Histoire & Anne-Sophie

(brevet en 2016)


Bobtail
Enjoy & Roger


Bobtail
Silence & Sylvie


Bouvier des Flandres
Hercule & Annie


Bouvier des Flandres
Jafa & Fabienne

(brevet en 2015)


Cairn Terrier
Caïd &Suzanne

(brevet en 2011)


Epagneul Breton
Calypso & Céline

(brevet en 2015)


Hovawart
Daoc & Clémentine


Hovawart
Guapa & Clémentine

(brevet en 2013)


Hovawart
Halou & Clémentine


Hovawart
Unday & Annick


Irish Terrier
Beauty & Catherine


Irish Terrier
Vip & Jean-Jacques


Kelpie
Australe & Nathalie


Lévrier Irlandais
Iollan & Suzanne

(brevet en 2014)


Léonberg
Eaque & Bernard


Schnauzer géant
Lorna & Fabienne

 

 

 

 


LE "CONDUCTEUR"


Les entraînements :

La progression du futur conducteur va se faire au travers :

·
de la conception d'un exercice de recherche,
·
de la pose d'une piste en fonction autant du contexte environnemental que du vent,
·
du choix, de la pose et de la disposition des objets tout au long d'une trace pour favoriser au mieux la progression du chien,
·
de l'apprentissage à la lecture de son propre chien en recherche,
·
du suivi dans la neutralité de son chien à faisant abstraction à ses propres réactions,
·
en tant que suiveur et donc de l'arrière, avoir une lecture anticipative sur les autres tandems du groupe.

Ce qui veut dire que pour un entraînement il n’est pas envisageable de faire passer plus de 4/5 chiens dans une journée. Avant qu’un chien fasse une lecture, il faut : tracer une piste, revenir par un autre chemin, la laisser refroidir. Il faut ensuite la "lire", finaliser l'exercice par une détente du chien et enfin revenir aux voitures pour repartir sur un autre exercice. Il est sage de compter 1h30 à 2h par piste de 900 à 1200m.


...retour d'une lecture de piste...

A la fin de chaque exercice il semble nécessaire de faire un débriefing associé à des observations manuscrites sur une fiche qui prend en compte aussi bien le comportement du chien que du conducteur. L'analyse de ces fiches permettra un suivi de progression du tandem. (télécharger un modèle de fiche)

Si l’on rajoute à cela que les pistes ne doivent pas être concomitantes, que la géomorphologie du terrain ne doit pas toujours être la même, etc  on peut dire que la RU demande du travail, de l’organisation et du temps passé sur le terrain où la passion l'emporte bien souvent sur la raison.
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Les exercices:

Par principe la lecture d'une trace quelle soit de 10 minutes, 2 heures ou même une journée est une chose simple pour un chien. La recherche d'une odeur est inscrite dans son atavisme et il n'est point besoin d'énumérer les qualités du chien dans ce domaine. Par contre ce qui sera plus compliqué ce sera l'association de sa recherche avec le "conducteur" aveugle que nous sommes à l'arrière.

Pour rester dans des généralités, quelques alternances d'exercices semblent nécessaires:

·
La lecture d'une trace connue par le "conducteur". Par anticipation l'apprentissage de la lecture du chien se fait en faisant la différence entre ce que le chien fait et ce qu'il devrait faire pour rester au mieux dans la logique d'une lecture de trace. C'est le meilleur moyen pour apprendre la lecture de son chien.
·
La lecture d'une trace en aveugle où le "conducteur" doit apprendre à gérer ses émotions et faire confiance à son chien pour arriver au bout. Toutefois le groupe reste en soutien à l'arrière pour corriger les éventuelles erreurs. C'est l'apprentissage fondamental.
·
La lecture d'une trace sans le soutien du groupe à l'arrière où chien et conducteur sont laissés seuls après une enquête dans une aire de départ. Ils se retrouvent ainsi totalement isolés dans un lieu inconnu avec comme seul moyen le chien pour retrouver le groupe en un point précis. Stress assuré..... mais radios VHF et/ou portables nécessaires.
·
Avec bien sûr périodiquement un retour aux fondamentaux de pistage, comme la motivation, les exercices d'alternance entre quête et foulement, la recherche des gros objets sur des traces chaudes (20/30minutes)
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Comportements du "conducteur" :

"Conduire" un chien en recherche ce n'est pas le suivre de façon aveugle, c'est surtout accepter sa progression de façon cognitive et intelligente.

Toutes activités, réactions et comportements d'un chien, aussi brefs soient-ils, ont une raison. Aussi, tout au long d'une recherche, le "conducteur" doit être suffisamment concentré pour pouvoir analyser, comprendre et être interactif aux différents comportements du chien au moment T. Le "conducteur" devra donc, tout en étant totalement transparent de l'arrière, être observateur tout autant du chien que de l'environnement. Ce sera la synthèse de ces deux éléments qui va permettre d'apprendre à "lire" son chien.

Le "conducteur" va également devoir gérer par le délicat travail de la longe, qui en fait n'est seulement qu'un cordon ombilical, les différentes allures ou comportements du chien, (sécurité du chien, repos, soif, besoins, remise en application si le chien est distrait par des odeurs parasites, etc...). De fait les seuls moments de "repos" à s'accorder seront les arrêts aux objets identifiés par le chien où la certitude d'être sur le bon chemin devient évidente.


Jafa de la Contrie Saint Clair, Bouvier des Flandres, conduite par Fabienne
changement de direction.

Un autre facteur va venir contrarier l'harmonie, c'est le fait que le chien reste inféodé à son maitre et souvent ses réactions sont dictées par son "conducteur" et/ou par des reflexes conditionnés liés à son éducation. Les chiens ayant un passé "activité obéissance" auront du mal à oublier les reflexes conditionnels d'obéissance.

Une autre difficulté réside dans le fait que nous devons faire totalement confiance au chien en faisant abstraction de nos réactions négatives. Le simple fait d'inter-réagir pendant une recherche peut, en plus de lui compliquer la tâche, aller à l'encontre de la progression. Il sera donc nécessaire de ne pas penser pour le chien.

Par réflexe, il ne sera donc pas facile pour un "conducteur" d'accepter la désobéissance positive du chien...
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Hercule de la Dullague. Bouvier des Flandres, conduit par Annick
distraction du "conducteur"

Note - Le terme "conducteur" est un terme générique employé en cynophilie pour désigner le maitre du chien sur un travail d'utilisation. Dans le cas particulier de l’activité "Recherche Utilitaire" ce terme est anachronique dans la mesure où le principe fondamental du chien de recherche est qu’il soit lui-même le conducteur de son maitre....


LA PRATIQUE


Les difficultés de la discipline :

La Recherche Utilitaire peut paraitre contraignante sur plusieurs points.

Les clubs qui pratiquent cette activité ne sont pas nombreux. Tous les départements n'ont pas de clubs qui inscrivent cette discipline dans leurs activités et donc cela peut imposer de longs déplacements. En plus les places dans les clubs de RU sont "limitées" dans la mesure où un nombre immodéré de chiens compliquerait autant les entrainements  que l'épineux problème de trouver des places sur les épreuves.

Le travail de préparation d'un entrainement est long. En dehors des chiens débutants qui peuvent commencer dans des espaces ouverts où durant quelques semaines les ateliers vont se faire "à chaud" (délai 10/20 minutes), il faut très vite évoluer dans le contexte piste avec des délais de une à plusieurs heures.

Sur un entrainement le chien va tout apprendre, le bon comme le mauvais. Aussi avant de concevoir et tracer une piste il faut prendre le temps de la penser en anticipant sur les réactions évolutives du chien.  C'est un point important pour éviter que le résultat soit à contrario de l'intention première.

Les entrainements commencent souvent tôt et se terminent tard. Que ce soit en été ou en hiver, c'est du tout temps avec parfois les complications que cela engendre.

Exemple d'une journée d'entrainement: 4 chiens dont un débutant.

-- 08h30 à 09h00 tracer exercice 1
-- 09h00 à 09h30 tracer exercice 2
09h30 à 10h00 Casse croute
-- 10h00 à 11h30 lecture exercice  1 (délai 1h30)
-- 11h30 à 13h00 lecture exercice  2 (délai 2h30)
13h00 à 14h00 Repas
-- 14h00 à 14h30 tracer exercice 3
-- 14h30 à 15h30 tracer et exercice chaud
-- 15h30 à 17h00 lecture exercice 3 (délai 1h30)


de gauche à droite: Jazik du Pic d'Espade, Vic du Domaine des Elweiss, Argos de l'Estive,
Histoire des Lumières d'Automne, Iollan d'Arladie, Ciska du Pré Historic.

Avantages de la discipline :

Comme beaucoup de disciplines canines, la RU reste avant tout une activité de plaisir, de partage et de plein air avec son chien. Sa particularité réside dans le fait de créer un binôme dans lequel le maitre doit s'effacer derrière le chien pour lui permettre de laisser exprimer toute la puissance de son système olfactif.

Même si le déplacement positif du chien dans son monde empirique est en perpétuelle confrontation avec la vision pragmatique que nous avons du notre, il va paraitre normal que pour le "conducteur" l'émotion sera toujours très forte lorsque son chien va arriver à le conduire, tel un aveugle, au bout d'une piste pour y retrouver la personne qu'il cherche.

La Recherche Utilitaire semble bien la discipline parfaite pour construire, développer et entretenir un lien étroit et permanent entre un maitre et son compagnon à 4 pattes.
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Titus du Pic d'Espade, conduit par Alice
arrivée de piste de N1 à Pierres (28).

Les stages de RU :

 Dans le but de développer la discipline "Recherche Utilitaire", le GTRU encourage les clubs canins à organiser des stages de RU sous la responsabilité de formateurs ayant une expérience attestée dans cette discipline. Si majoritairement ces stages s’adressent à des débutants, ils peuvent également proposer des thèmes plus précis.

Les formations pour débutants sont orientées sur la mise en application de la discipline tant sur le plan administratif que sur l'apprentissage de la conduite et sur le comportement du maitre. Des exercices sont proposés autour du tronc commun  "pistage & recherche". Ce sont souvent des ateliers à chaud qui orientent les stagiaires sur les principes de base de cette discipline: mécanisation du chien, motivation, conduite en harmonie avec le chien, émulation du chien à la recherche des objets et la personne à découvrir, placement du chien dans une aire de départ...

L'efficacité des stages pour débutants n'est plus à prouver. Ils vont surtout permettent à des personnes isolées de se faire une idée précise de cette discipline en la découvrant .

Quelques stages à thème sont proposés et s'orientent sur des points précis où les formateurs partagent leurs expériences. Si le comportement des odeurs répond à des principes immuables de physique et de chimie, la connexion positive entre le maitre et l'animal dépend essentiellement de la relation psychologique entre eux. Il ne sera donc pas étonnant que, dans des situations identiques, avec en trame de fond des principes de base, pour arriver à des résultats positifs chacun va appliquer la méthode qui fonctionne au mieux avec son chien.

Par le fait que les réponses aux questions posées seront plus dans les généralités que dans la spécificité, ces derniers types de stages seront plus délicats à aborder et ce n'est que par une personnalisation des conseils reçus mais adaptés autant au  caractère du chien qu'à la personnalité du "conducteur" que l'on pourra, sur du long terme, en tirer profit.
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Stage de Recherche Utilitaire (débutant). Formateur Mr Bernard Pottin, juge de la SCC et Ciska du Pré Historic.

Les épreuves de Recherche Utilitaire :

Les épreuves de Recherche Utilitaire doivent être officialisées par la CUN-CBG et inscrites au calendrier annuel national des activités cynophiles pour l'utilisation des chiens. Elles se déroulent sous l'autorité d'un juge de la SCC qui assure la régularité, l'application du règlement et valide les résultats auprès de la SCC.

Les clubs organisateurs envoient des invitations environ 2/3 mois avant leurs épreuves à tous les responsables des clubs qui pratiquent cette activité. Un listing est disponible sur le site du GTRU. Pour espérer trouver une place il ne faut pas négliger d'avoir une vison nationale et donc ne pas hésiter à prévoir un déplacement en dehors de sa région.

En fonction des demandes reçues et dans les délais définis, les clubs organisateurs font une sélection à partir de leurs propres critères et préviennent les postulants retenus environ 1 mois avant.

Il y a souvent des difficultés à trouver des places en épreuves. Les chiffres entre les demandes et les offres sont souvent disproportionnés (en moyenne une place offerte pour deux/trois/quatre demandes) il y a donc beaucoup de déception.

Les épreuves RU, ce sont des WE de 3/4 jours où en plus d'un budget en raison des déplacements, hôtels et restauration (voir type de calendrier annuel), il ne faut pas négliger la fatigue avec bien souvent des horaires matinaux (début des pistes 6h00 du matin) qui se terminent le soir vers 18h00. Il n'est pas rare d'avoir parcouru de 12 à 15 km en un WE. Comme toutes les épreuves ne sont pas identiques, avant de s'engager il peut être sage de prendre en considération certains critères comme : les organisateurs, le climat, les lieux, etc..

Dans le but de lisser difficultés et anomalies qui pourraient apparaitre autant sur l'organisation d'épreuves que sur la conception des pistes en elles-mêmes, le groupe de travail GTRU a édicté une "fiche pratique"  pour les clubs organisateurs d'épreuves. (télécharger la fiche pratique du GTRU).

Quant aux résultats, si sur les 5 dernières années le pourcentage de réussite tout niveau confondu oscille aux alentours de 40%, il faut observer qu'il existe des différences dans les classes où les résultats positifs vont de 74% pour les brevets à 21% pour les niveaux 3. (sources statistiques 2015 du GTRU)


 Epreuves RU d'Etampes (91) 2011, juge Bernard Pottin.
Enquête de départ de piste.

Ce sont néanmoins des WE agréables entre passionnés de cette activité et tant soit peu que les résultats soient positifs, la table bonne, le cadre et l'ambiance sympathiques, tout cela ne peut que laisser de bons souvenirs.
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Matériels :

En plus d'un nécessaire esprit d'équipe et même si le matériel est relativement réduit, il est nécessaire de posséder:

·
harnais et longe.
·
en guise d'objets : quelques bouts de tissus, boites de médocs, bouts de cuir, etc...
·
si des applications pour Smartphone ne sont pas indispensables, elles permettent néanmoins de faciliter le repérage sur le terrain et donc de faciliter la création des pistes. (nous utilisons l'application payante Sitytrail qui intègre : cartes IGN, cadastre et vue satellite du secteur).
·
pour pallier à la faiblesse des talkies-walkies et du manque de réseau des portables, plusieurs radios VHF de 5KW qui offrent un confort d'émission et de réception sur 5000m.
·
il est également souhaitable de pouvoir interpréter un cheminement sur une carte IGN ou un plan.
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LA TRACE AU SOL


L'aire de départ :

Que ce soit sur les épreuves de RU ou sur les entrainements, les aires de départ posent souvent des problèmes pour que le chien puisse trouver facilement le pied de la piste et démarrer efficacement sa recherche. C’est un cas de figure pratiquement récurrent sur beaucoup de départs et autant il est regrettable que le chien parcourt la piste dans sa totalité, marquant les 5 objets mais ne pas trouver la personne, il est désolant que des chiens ne sortent pas de l’aire de départ.

La lecture du règlement de la RU nous fait comprendre qu'une aire de départ doit être : Un espace environnemental défini et limité dans laquelle a été vue la personne à rechercher. Sa surface sera en rapport avec le niveau du chien et autant que possible cet espace sera ouvert pour permettre au chien d'y trouver le pied de la piste. Comme cette règle ne souffre d’aucune ambigüité il est  facilement envisageable que tous les clubs organisateurs ne font pas d’erreur sur cette partie de la trace. C’est pourtant dans cette fameuse zone que les chiens éprouvent parfois le plus de difficultés d’où l’intérêt de s'attarder sur ce point précis.

Le manque de motivation :

Le manque de motivation fait partie d'une des raisons dans le fait qu'un chien ne puisse pas démarrer une recherche de façon efficace. Ce manque de motivation  est un comportement parasite sur une recherche handicapant pour son "conducteur" dans la mesure où, même si le chien est bien placé dans l'aire de départ, il a de grande chance de partir en "goguette" pour aller chercher par ci par là des odeurs qui l’intéressent plus que l'odeur associée à la référence qui lui a été présentée. Ce n'est pas pour autant que le chien ne cherche pas, il peut même avoir un comportement identique, mais sa recherche est souvent brouillonne et en plus de le fatiguer inutilement, ce comportement aura tendance à ajouter du stress supplémentaire au "conducteur".

La mise en place d'un protocole de motivation :

Le chien qui vit dans son foyer est le plus souvent dans l'attente de moments privilégiés qu'il aime passer avec son maitre comme la balade. Il est classique et courant de sortir son chien quotidiennement dans un chemin et de le laisser faire ce qu'il a plus ou moins envie de faire. Il va ainsi aller renifler un peu partout et naturellement nous le laissons faire.

Si le jour d'une recherche ou d'une épreuve un protocole différent n'est pas appliqué, il ne faut pas s'étonner que le chien mis dans les mêmes conditions qu'une balade fasse ce qu'il a l'habitude d'y faire. Cette envie sera d'autant plus déclenchée chez le chien par le fait que bien souvent balade et recherche utilitaire se passent dans le même contexte environnemental c'est à dire chemin, espace ouvert, support herbeux.

Ce n'est que la mise en place d'un protocole qui commence "au cul de la voiture" voire même parfois dès le départ de la maison qui pourra permettre de faire comprendre au chien la différence qui existe entre une "balade plaisir" et une "recherche utile".  C'est par la visualisation et/ou l'odeur de la présence du sac des objets, du harnais, de la longe, avec même une "piqure de rappel" juste avant le départ comme : agiter devant lui le sac contenant le référent, que vont déclencher chez le chien les stimuli de recherche. Ainsi va s'instaurer chez lui une mécanisation où la motivation de recherche va devoir passer au dessus de tout le reste, même l’envie d'uriner. C'est un peu le même principe que la vue du fusil pour un chien de chasse, la vue et l'ambiance d'un concours d'agility pour un chien qui pratique cette discipline et plus encore motivante chez le chien, la vue du troupeau...

Le placement du chien dans l'aire de départ :

Après l’enquête le placement du chien est donc toujours une opération délicate où la précision est nécessaire pour donner toutes les chances au chien de bien démarrer. Il est pourtant bien souvent constaté  qu'à la fin de la phase "enquête", stress aidant, le postulant a bien du mal à se placer dans l'aire de départ et il en résulte des hésitations et un placement hasardeux qui aura comme conséquence de compliquer l'association que doit faire le chien entre : odeur du référent, odeur de la piste et éventuellement odeur du premier objet.

Une fois l'enquête terminée, le "conducteur" se retrouve avec quelques informations comme :

·
le signalement de la personne à retrouver.
·
les circonstances de sa disparition
·
des éléments visuels qui délimitent la zone où la personne disparue aura été aperçue ou vue la dernière fois.

Ce n'est pas pour autant que le "conducteur"  a tous les élément lui permettant de commencer la recherche. Il lui reste à prendre seul l'initiative la plus importante : bien placer son chien dans l'aire de départ pour lui permettre de commencer au mieux sa recherche.

Pour cela il va avoir besoin d'analyser et assimiler :

·
la direction précise du vent.
·
le déplacement des odeurs de la personne à retrouver dans l'aire de départ en associant direction du vent et contexte du départ.

C'est donc en associant les éléments recueillis auprès du "témoin" pendant l'enquête et ses propres observations in situ qu'il va ainsi pouvoir placer son chien dans l'aire de départ

Pour résumer, le "conducteur" devra prendre en compte :

·
les limites exactes de la zone de départ.
·
la direction précise du vent et son influence sur cette zone.
·
comprendre comment le vent a balayé cette zone et en fonction des obstacles rencontrés il y a déplacé, nettoyé, accumulé les résiduels d'odeur du poseur.
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Dans la simulation ci-dessus, le témoin a donné comme information : la personne disparue a été aperçu dans la zone "jaune" entre les trois arbres.
Le chien est donc positionné face au vent qui a balayé cette aire de départ. Le conducteur devra avoir également repéré dans cette aire de départ les zones (en rouges) où, dans la mesure où le vent n'a pas changé de direction entre la pose et la lecture, s'y trouvent des zones d'accumulation d'odeurs du poseur et où le chien aura le plus de chance d'y repérer l'odeur qu'il recherche.

Triangle jaune : zone où a été aperçu le poseur
Flèche verte : sens du vent
Zone rouge : accumulation des odeurs dans les zones de dépressions.

Le vent et son incidence dans une aire de départ :

Sans entrer dans trop d'explications qui seront chaque fois différentes, il faut toutefois connaitre quelques principes du vent dans une aire de départ. Associer le vent à une recherche peut paraitre complexe dans la mesure où beaucoup de facteurs ne seront jamais les mêmes comme l’environnement, la direction et la force du vent, ainsi que le lieu de l’enquête et il ne nous échappe pas qu’il y a des aires de départ faciles et d’autres de difficiles à très difficiles.

Le vent dans une aire de départ est un fluide en mouvement qui a une incident sur tout obstacles rencontrés. Dans des zones particulières mais précises, il y engendre autant de lavage que d'accumulation de molécules et de fait,  bien souvent les zones de départ sont un véritable patchwork d'odeurs où interfère:
· odeur du poseur,
· autres odeurs,
· zones plus ou moins neutres.

Le vent est rarement tournant. Ce sont les obstacles que le vent rencontre qui lui font faire des circonvolutions. Parfois le vent peut changer de direction en cours de journée (c’est un phénomène qui s’observe souvent en fin de journée) mais c’est le vent au moment de la pose qui est important dans la mesure ou le chien va s'appuyer sur les dépôts d'odeurs déposés au moment de la pose et non au moment de la lecture.

Ce décalage dans le temps entre la pose et la lecture d'une trace (délai de 1h30 à 4h00) peut conduire à des erreurs de placement par le fait que force et direction du vent ont pu changer entre temps et que les orientations associées aux perturbations environnementales ne seront plus du tout les mêmes.  Il est difficile de trouver des solutions à ce problème en dehors de demander "quelle était la direction du vent au moment de la pose de la piste". Toutefois c'est une question qui peut amener des réponses évasives voire incorrectes et c'est souvent "au petit bonheur la chance". Hélas il n'y a aucune certitude que le chien soit bien placé dans la mesure où le conducteur n'a pas le recul dans le temps nécessaire. Il peut s'ensuivre parfois et même chez les chiens chevronnés et très motivés des comportements totalement anachroniques.

Ce directionnel de vent au moment de la pose est pourtant un des éléments clé de la réussite pour sortir de l'aire de départ sur la bonne trace. Le GTRU devrait inciter les poseurs en épreuves à indiquer sur la fiche technique de pose la direction du vent au moment de la pose et en particulier dans l'aire de départ, cela pourrait permettre à des "conducteurs" qui savent se servir du vent d'apporter quelques éléments positifs dans la recherche.

Toutefois le vent change rarement de direction en cours de journée et une influence directionnelle donnée est plus souvent établie pour une journée. Même si cela peut paraitre compliqué et complexe les effets du vent sur un résiduel de trace répondent toujours à des lois physiques immuables et il faut rependre le chapitre : Le vent et les odeurs pour y puiser quelques éléments de réponses.
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Positionner son chien dans une aire de départ :

Une fois l’aire délimitée, le sens du vent et ses conséquences sur l'environnement de l'aire de départ définis de façon précise, il faut placer le chien en suivant un axe dans lequel passe les 3 éléments d'un ensemble constitué par :

·
Le nez du chien
·
La direction du vent
·
Le milieu de la zone de départ où là personne a été aperçue la dernière fois

Cette ligne droite virtuelle qui prend l'ensemble des 3 éléments ci-dessus doit être scrupuleusement respectée. Les à-peu-près et les approximations conduisent à compliquer la tache du chien et le "conducteur" gagnera en temps le temps qu'il va passer à bien appliquer ce principe.

Pour mémoire : Pour qu’un chien puisse faire une recherche, il doit associer le "code" de l’odeur de la référence qui lui est présentée avec le "code" de l’odeur résiduelle qui se trouve dans l'environnement. A partir de cette association il doit suivre du plus froid au plus chaud pour remonter vers sa récompense. En l’absence de cette association aucune recherche n’est possible en dehors du hasard.


Miss des Crocs de l'Empereur conduite par Bernard
positionnement du chien face au vent dans une aire de départ sans objet.

L'errance du chien dans l'aire de départ.

Une errance du chien dans une aire de départ c’est un peu une recherche au petit bonheur la chance. Cela peut fonctionner comme cela peut ne pas fonctionner. Si le chien est mal placé dès le départ, il ne faut pas être étonné qu'il ait du mal à trouver le pied de la piste et qu'il y ait une suite d'enchainement contraire à notre attente.

· L'errance d'un chien dans une aire de départ, est un comportement négatif qui peut conduire à l'échec d'une recherche.
·
si au cours de cette errance, le chien trouve une odeur qui l’intéresse plus que ce que vous lui demandez, vous connaissez la suite…
·
que ce soit en recherche de l'odeur référentielle ou à la quête d'odeurs de "gourmandises", une errance peut parfois être plus ou moins longue et le chien va obligatoirement y laisser de son énergie qui risquera de lui manquer après 45minutes voire 1 heure de recherche.  La formule, "Bon départ, bonne piste" s’est toujours avérée payante.
·
en fonction des informations reçues et des éléments perçus la zone de départ est, en dehors de la découverte d’un objet sur la piste elle même, le seul endroit où le "conducteur" a le plus de chance de bien positionner son chien. Gaspiller cette chance c'est hypothéquer la suite d'une recherche.
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Petites astuces avant et dans l'aire de départ :

· Il bien souvent constaté que le chien aux abords d'une aire de départ et même avant d'avoir été mis en présence du référent, anticipe le départ de sa recherche par des "coups de nez" positif en direction de la piste. Ce comportement d'anticipation lié à de la motivation peut échapper à la vigilance du "conducteur" ce dernier allant même parfois à lui donner un interdit alors que le chien est déjà dans sa recherche et dans la bonne direction... Comme il est dit plus haut, il ne faut jamais perdre de vue et comprendre toutes les intentions du chien dès qu'il est sorti de sa voiture et mis en conditions de recherche.


Histoire des Lumières, Berger Picard, conduit par Anne-Sophie -
Sur cette photo il est perceptible que Histoire est déjà dans la recherche alors que Anne-Sophie est encore avec les accompagnateurs.
Le comportement du chien est à prendre en considération pour la suite de la recherche.
 

· La direction du vent doit se prendre dans un milieu totalement dégagé pour éviter que le vent ne subisse des déviations sur place liées à la rencontre d'obstacles naturels ou artificiels. Les bulles de savon ou la poudre de talc est idéale.
· Dans une aire de départ, les conséquences du vent sur tout obstacle qui s'y trouve, ne peuvent être analysées qu'en associant le gisement exact du vent avec ses effets mécaniques sur les obstacles rencontrés.
· Ne pas perdre de vue que le moindre élément ou obstacle qui se trouve dans une aire de départ ou dans sa proche périphérie  peut créer des zones favorables ou défavorables quant à la conservation des odeurs du poseur. Il s'ensuit un morcelage de la zone avec des parties positives et d'autres négatives.
·
Ne pas hésiter à demander comment soufflait le vent au moment de la pose. Si la réponse est exacte, c’est une information précieuse qui complète l'analyse d'un départ.
· Il a été observé de nombreuses fois que des "conducteurs", dans le but de se rassurer, font une deuxième présentation du référent au chien dans l'aire de départ. C'est une manœuvre dangereuse dans la mesure où chaque ouverte de cette poche ou pire encore en sortant le référent , aura comme conséquence de répandre dans l'environnement immédiat tout un tas de molécules supplémentaires qui, en se déposant tout autour, ne peuvent que compliquer le travail du chien. Le plus sage semble être : faire sentir la référence au chien, ‚refermer le sac, ƒlaisser le sac sur place au sol.
·
Un chien motivé et bien placé permet au "conducteur de "fermer les yeux" sur l'extérieur et de ne se consacrer qu'au  suivi des mouvements de son chien à l'intérieur du morcelage de la zone que le conducteur aura préalablement défini.


Argos de l'Estive, Berger des Pyrénées conduit par Alice
après le repérage de la direction du vent, le chien est fixé entre les jambes en même temps que lui est présenté l'odeur référentielle.

Dans la "conduite" d’un chien qui recherche, le rôle du "conducteur" n’est pas là pour remettre le chien dans le droit chemin, mais juste pour lui rappeler ce que nous attendons de lui en ayant en permanence un œil sur ses évolutions pour l’empêcher, et cela malgré ses envies, de sortir du rail de la recherche utilitaire.
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CONCLUSION


Conclusion :

Si par principe la lecture d'une trace doit rester une entité avec un début et une fin, le "conducteur" va vite constater qu'il faut très peu de choses pour rompre le subtil "fil" qui fait la liaison entre le départ et l'arrivée. A partir des quelques données fondamentales que nous venons de survoler, la pratique de cette discipline fait apparaitre que la lecture d'une trace par un chien sera plus ou moins efficace en fonction de certains critères, comme:

·
la motivation du chien pour aller chercher sa "récompense",
·
le comportement du "conducteur",
·
l'esprit du concepteur du parcours (piste) et de l'emplacement des objets,
·
l'expérience et l'esprit du poseur de parcours,
·
l'origine de la source de l'odeur référentielle,
·
les supports sur lesquels les molécules odorantes vont s'y déposer et s'y conserver,
·
le délai entre le moment de la pose de la trace et le moment de sa lecture,
·
les horaires et les conditions climatiques (été, hiver, pluie, soleil, vent, etc...),
·
l'environnement géomorphologique et le substratum qui le compose,
·
le tirage au sort qui détermine l'ordre de passage,
·
les impondérables pouvant survenir au cours d'une lecture (rencontres, perturbations, imprévus, etc...)
· 
.....

La kyrielle de ces conditions factuelles peut laisser perplexe lorsque l'on sait qu'un seul manquement et/ou anomalie peut faire échouer une recherche. Il faut peut-être y voir là la difficulté de cette discipline avec en écho les faibles résultats en épreuves où il n'est pas rare de voir sur un WE 14/15 pistes proposées très peu de chiens à l'arrivée, voire parfois aucun...

Toutefois, malgré les difficultés et contraintes qu'imposent la pratique de cette discipline, c'est avant tout le plaisir de découvrir une complicité avec son chien que se partagent environ 290 licenciés actifs répartis dans environ 85 des clubs canins sur 58 des départements français et qui se retrouvent partiellement au cours des 45/50 WE d'épreuves qui s'y déroulent chaque année. (sources statistiques 2015 du GTRU).

A notre niveau, notre modeste amicale a fédéré depuis l'année 2008 un groupe qui actuellement  compte 13 chiens et 11 "conducteurs" de RU. Entre 2010 et 2017, sur des épreuves en France et dans le cadre de notre amicale, 21 chiens de différentes races ont obtenu leur brevet de Recherche Utilitaire. Sur 74  participations en épreuves, 36 ont obtenu une mention "excellent".

Aussi, même s'il semble utopique de penser que les pouvoirs publics vont faire appel aux amateurs que nous sommes à intégrer des équipes de secours professionnelles officielles (Gendarmerie, Police, Pompiers, Sécurité Civile), il est agréable de constater que le tandem chien/"conducteur" va, au cours des différentes phases de progression, acquérir des capacités à retrouver une personne disparue pratiquement dans les mêmes conditions que dans la réalité.
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Texte (2016) Guy et Alice Roger, fondateurs du groupe en 2008


Merci à : Anne-Sophie, Annie, Annick, Aurélie, Bernard, Brigitte, Catherine, Célia, Céline, Claude, Clémentine, Corinne, Fabienne, Gérard, Guylaine, Jacques, Jean-Jacques, Jérôme, Jessica, Joëlle, Magali, Michèle, Nathalie, Richard, Roger, Solange, Suzanne, Sylvie, ainsi qu'a leur(s) chien(s) Arizona, Australe, Beauty, Calypso, Caïd, Cappuccino, Chamallow, Ciska, Daoc, Davia, Drop, Dune, Dusty, Eaque, Efi, Enjoy, Fétiche, Halou, Hakouna, Héva, Histoire, Hercule, Holly, Guapa, Inox, Iollan, Jafa, Lorna, Miss, Punker, Silence, Téva, Undaï, Vip, Vroum, sans oublier nos chiens,  Argos, Jazik, Rustine, Titus et Vic.

L'observation du comportement et de l'évolution de ces chiens et de leurs "conducteurs" sur plus des 530 exercices de recherche effectués depuis 2008, nous ont permis de mieux comprendre leurs fonctionnalités dans la pratique de cette discipline.

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BIBLIOGRAPHIE


Sources & Bibliographie :

Bushdid C., Topin J., Golebiowski J. - Quant l'atmosphère sent le soufre - Institut de chimie de Nice, CNRS UMR 7272, Université Côte d’Azur, France.
Cabrol-Bass D.,
Meierhenriche U. J. - Les seuils de détection des odeurs - ASI Nice-Sophia Antipolis - chargés de recherche au CNRS, UMR6001.
Camp N.  Sélection et  dressage des chiens de recherche (détection et  pistage opérationnel), auto édition (1998), 280 p.
de Meulière Y. - Les équipes cynotechniques de Sapeurs-Pompiers - thèse de l’École vétérinaire de Maisons-Alfort - Ecole Nationale vétérinaire d' Alfort - année 2008.
Ferry B. - L'odorologie policière corroborée par la science  - - Chargé de Recherche CNRS - UMR5292 - INSERM U1028.

Gauthier P. - L'olfactométrie - dpt des Sciences de l'atmosphère - université du Québec à Montréal. 2010.
GTRU - Groupe de travail de la recherche Utilitaire.

Guillo D. - Des chiens et des humains - Edition : Poche - Le Pommier ISBN 978-2-746-50372.
Iskandar A.  -  Capillarité des substratum - Ecoles Nationale des Ponts et Chaussées.
Lapointe  D. - La dispersion des odeurs - Aventure, chasse, pêche - avril 2012.
Pageat P. - La communication chimique dans l'univers des carnivores domestiques - CNRS Editions, Paris, 143 p., 1996.
Roger G. - Etude spatiale & diachronique, occupations anthropiques - Carte paléthnogéographique de la Charente/Dordogne- INIST-CNRS, Cote INIST : 22690, 2008.
Sadia
R. - Projet TRAPOS - RADP -  - Ministère Recherche Scientifique - Université Sciences et Technologie - Mohamed Boudiaf - Oran.
Vadurel A
. - Gogny M. - L'odorat du chien : aspects physiologiques et facteurs de variation - PV, vol. 28, n° 181, 1997.
von Békésy, Georg. - Analogique olfactif à directionnel. Journal de Physiologie appliquée 19: 367-373 1964.
Youngsoo J.
- Le phénomène "Petrichor"  - MIT -
Massachusetts Institute of Technology. 2015

**Crédit Photos - Lapointe Denis -  Dispersion des odeurs, ce que 120h de fumée m'ont appris. Magazine "Aventure, chasse, pêche - avril 2012 - 2.1.
 

En regard de ce texte la consultation d'un compte rendu de " stage de Recherche Utilitaire" pourra apporter quelques éléments d'information quant à la mise en œuvre plus pratique de cette activité.

Sont également disponibles quelques vidéos de lecture de trace ainsi que divers ateliers au cours d'un stage de Recherche Utilitaire.

Compte-rendu de stage RU    Texte de Pierre Querrien sur la RU

Vidéos pistes & stage


STATISTIQUES


Statistiques :

Le tableau ci-dessous reprend (sauf erreur et/ou omission) les taux de réussite des clubs canins qui organisent régulièrement des épreuves de recherche utilitaire sur le territoire français. N'y sont pris en compte que les chiens qui arrivent au bout de leur recherche toutes classes confondues. (dernière mise à jour le 07/06/2018)

 Sur la base de ses 231 épreuves qui se sont déroulées au cours des 8 dernières années apparait, en dehors de quelques épiphénomènes vraisemblablement liés à des conditions particulières, une relative constance de résultats pour les mêmes clubs organisateurs. Ces chiffres font également ressortir que, dans la tendance actuelle, le nombre croissant de clubs organisateurs entraine une régression des taux de réussite. (chute de 10 points sur 7 années)

Les épreuves de RU s'étalent en principe du mois de mars au mois de novembre et de fait elles ne rencontrent pas toutes les mêmes conditions climatiques. Dans la mesure ou beaucoup de clubs organisent leurs épreuves toujours à la même période, il aurait été intéressant de pouvoir associer à ce tableau des données météorologique du moment "T" pour essayer d'expliquer certaines disparités.

Le GTRU publie régulièrement sur son site d'autres statistiques qui détaillent les résultats. Dans une de ces statistiques qui prend en compte le niveau des chiens (N3, N2, N1, Brevet) les taux de réussite oscillent entre 28 et 64%. (valeur 2015).  

 Remerciements au GTRU  qui publie sur son site internet les résultats des épreuves RU au fur et à mesure de leur validation.
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Pourcentage par année des épreuves dans le club Nombre épreuves du club Pourcentage
 de réussite du club
2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017
    30 70 66 55 70 70 06 60%
77   42 69 45 83 69 55 07 59%
66 60 50 50 75 58 40 66 08 58%
51 56 60   66 53 53 55 07 56%
        77 54 57 25 04 54%
53 85 71 55 52 40 47 29 08 53%
60 57 52 60 55 53 44 37 08 52%
      57 46 50 43 62 05 51%
            50 50 02 50%
50 50 62 26 62 31 53 58 08 49%
50 52 68 20 50 56 43 50 08 48%
30 61 71 33 72 61 22 33 08 47%
00 61 53   41 83 49 35 07 46%
            57 25 02 41%
        46 46 43 29 04 41%
46 60 85   23 16 26 47 07 41%
  20 76 42     25 36 05 39%
      43 12 76   27 05 37%
    50 57 11 30 25 60 06 37%
    33 53 25   25 50 05 37%
      33 35 21 53 42 05 36%
  35 50 42 35   16 38 06 36%
  33 38   15     54 04 35%
    28 00   58   54 04 35%
23 26 42 55 57 21 21 33 08 34%
  66 23 40 31 25 23 13 07 31%
  42 42 28 40 29 29 07 07 31%
    41 13   59   15 04 31%
  20   50 20 33 30   05 30%
42 31 28 30 55 06 29 12 08 29%
23 31 46   28 33 18 27 06 29%
            50 07 02 28%
  15 42 31 40 31 17 16 08 27%
16 33 20 35 21 14 33 37 08 26%
  18   41 00 33 07 30 06 26%
            14 35 02 24%
15   38   21   15   04 24%
30 07 15 15 46 23 21 22 08 22%
    00   20     36 03 18%
            33 00 02 16%
37   00     11   00 04 12%
17 21 29 26 32 30 36 39 <<  nombre de clubs
42% 45% 43% 39% 39% 41% 38% 35% <<  %  annuel
2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 <<   années

... et pour ajouter du plaisir à la pratique de cette discipline...

Si la Recherche Utilitaire est avant tout le plaisir de pratiquer une activité avec son chien, il ne faut pas négliger les moments conviviaux que nous passons entre nous comme les petits déjeuners du matin, les casse-croutes ou restaurants de midi et la découverte de lieux  parfois insolites pour le plaisir de tous....
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